Opinions divergentes


Les élections, les élections, les élections, les élections, ... Toi, moi, la voisine, le caissier ou encore la vieille dame du métro n'avons que ce mot à la bouche (sauf si tu vis dans une grotte en reclusion).

Tous les goûts sont dans la nature. Certains aiment les artichauts, les romans à l'eau de rose et les chiens. D'autres préfèrent l'andouillette, les sons de Jul et appartiennent à la team poissons rouges. D'autres encore aiment ou bien détestent tout cela à la fois. Tes goûts et affinités se forment selon ton vécu, ton environnement, ta culture, ton éducation et un petit je ne sais quoi que l'on ne peut expliquer. Tu peux débattre, essayer de convaincre l'autre, mais en aucun cas l'obliger à être d'accord avec toi. Pour les opinions politiques, c'est un peu la même chose. À une différence près cependant. Alors que ton avis sur le dernier film de Pierrette Paulette Jacqueline n'aura aucune conséquence sur autrui (sauf si tu es un très grand critique ciné, dans ce cas bravo à toi), ton positionnement politique - dont ton vote découlera - aura une influence sur les gens qui t'entourent et la société française

Il est donc aussi difficile de clamer haut et fort ses opinions politiques sans craindre de se faire juger que de se vanter de ne pas aimer Game of Thrones. À moins d'aimer vivre dangereusement. Tu es très rapidement mis∙e dans une case, et généralement pas pour le meilleur. Le résultat du premier tour fait des émules sur la toile. Quel qu'il eût été d'ailleurs. Les Macronistes et Lepenistes sont satisfaits, puis se trouvent les déçus, les pessimistes, les scandalisés, les "ça aurait pu être pire", et bien entendu celles et ceux qui tel∙les Colombo cherchent désespérément les coupables. Mais peut-on réellement accuser quelqu'un d'avoir "mal voté" ?

Essayons de se comprendre à la place. Un candidat peut ne pas correspondre à tes idées et à ta façon de pensée, mais il peut répondre aux espoirs et aux opinions de quelqu'un d'autre. Nous avons tous un background différent. De ce fait notre vision de la société et notre rapport au monde politique divergent. Le problème est lorsque la haine et l'intolérance font partie de la fameuse opinion, et donc de la motivation à voter. Mais dans la situation où la détestation de tes semblables n'est pas de rigueur, ne va pas cracher sur la personne qui comme toi, a voté en son âme et conscience. Ne t'acharne pas sur les gens qui selon toi n'ont pas la même vision des élections que toi. Certains décident de voter utile, d'autres de respecter entièrement leurs convictions ou encore de faire des compromis. Chacun son choix (bon après il y a les gens qui votent au pif...). Mais il ne faut pas oublier que notre vote a une répercussion sur les autres.
__________________________________________________________________________________________________________________

Avec un petit Florent Pagny des familles pour décontracter tout ça

La bise ❤︎


Bavardages

  1. Je suis d'accord avec toi à ceci près que lorsque je lis certains commentaires autour de moi (de mes proches et mes moins proches, surtout mes moins proches) je réalise que les gens qui ont voté pour certains candidats ont voté, réellement, et oui c'est un jugement, pour leurs intérêts propres uniquement. D'autres, qui ont voté pour d'autres candidats ont voté pour l'intérêt général, le collectif, même si ça doit leur donner plus de contraintes. C'est mon cas, par exemple. Eh bien j'ai quelques difficultés à apprécier les arguments (dans le sens aimer, car tous les arguments sont appréciables à leur valeur) de personnes qui ont voté pour simplifier leur vie et qui voient, surtout, sur le court terme: 5 ans. En revanche, j'ai plus de sympathie pour ceux qui sont prêts à participer, à donner de leur temps, de leur personne et de leur argent (aïe le mot qui fait mal) et à réfléchir sur des changements à long terme 20 ans, 30 ans, 40 ans. Pour ma part j'ai beaucoup de mal avec le manque de congruence ou d'empathie aussi, la plupart des réflexions pro-candidats-du-deuxième-tour ont tendance à sérieusement me taper sur les nerfs. Ceci dit, la démocratie a parlé n'est-ce pas? Mais elle fonctionne mal cette démocratie, car les insatisfaits sont plus nombreux que les satisfaits à l'heure actuelle. Si on conjugue les votes blancs, les votes nuls et les abstentions, il y'a un parti qui n'est pas représenté et qui fait plus que tous les autres, lui. À ce stade, les élections devraient être revues intégralement. On se retrouve avec un sacré paquet de personnes qui ont voté pour leur tronche, pour leur schéma familial, leur catégorie professionnelle. Ils ont voté pour l'instant T au lieu de voter en espérant lancer un mouvement d'envergure et de planifier les changements nécessaires sur des années. Il faut plus de temps pour faire du bien que du mal en politique. Fin de mon analyse de comptoir. Je le reconnais, je suis déçue. Et j'ai peur.
    Mais sur le fond de ton propos, oui, je suis d'accord.

    RépondreSupprimer

Heberger image
© 2017 NESSIVER