"Moi, Tonya" : un biopic abordant des terrains glissants




Bonjour à toi personne de l'Internet

En cette période de JO hivernaux, alors que la planète a les yeux rivés sur la Corée du Sud et des exploits des sportifs en terme de glisse, je suis plutôt focalisée sur l’écran géant des salles obscures. Mon trouble de l’attention n’est pas dû à une haine viscérale des sports de montagne - quoi que je garde un léger traumatisme de la classe de neige de 5e (#teammarmottes) - mais bien parce qu’il s’y passe des choses dignes d’intérêt et dans le thème qui plu est. Il y a tout juste une semaine (en France) est sorti le film Moi Tonya réalisé par Craig Gillespie, avec en tête d’affiche l’australienne Margot Robbie - également à la production. Suite au désastre de Suicide Squad, le grand public avait oublié à quel point elle est une actrice sensationnelle. Or, elle incarne à la perfection cette athlète incroyable aux nombreuses failles, oscillant entre force et fragilité (Oscar, Oscar es-tu là ?). 


Moi, Tonya est un biopic sur l’ancienne patineuse artistique américaine Tonya Harding. Si toi aussi tu t’y connais autant en patinage artistique que Philippe Candeloro en blagues de bon goût (et que tu es né.e dans les années 90), tu dois te demander de quoi il en retourne. Tonya Harding est la première femme à avoir réussi un triple axel en compétition, succès qui sera vite émoussé par un sombre scandale sur fond de manipulation et de rivalité, ayant une portée médiatique mondiale.

Bien loin d’être centré uniquement autour de cette affaire, le film relate avec une certaine ironie le parcours semé d’embûches de cette championne particulière. Malgré une technique de patinage irréprochable, Tonya Harding est mal aimée des juges, trop pèquenaude et provocante pour ce milieu cul serré.  Loin d’être ennuyeuses, les scènes de patinage sont par ailleurs brillamment filmées, avec un certain dynamisme et tenant en haleine. Cependant, Moi, Tonya n’est pas uniquement un film de glisse, mais aborde sous un angle peu commun le sujet tabou des violences familiales et conjugales, sans pour autant tomber dans un profond pathos. Le film tourne en dérision tous ces personnages nocifs pour cette femme et prend très clairement une allure de comédie acide et sarcastique. 

En somme Moi, Tonya m'a réconciliée avec les biopics (je me suis endormie devant le dernier que j'ai vu - Jackie - qui, quoi qu'en dise la critique est soporifique au possible). La bande originale est à écouter en boucle, presque autant que l'album d'Eddy De Pretto. Mais ce film est surtout à voir car il expose un portrait de femme - certes meurtrie- dans son entièreté, sans la présenter comme une victime faible et passive. 

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La bise cordiale sur les deux bajoues ❤︎





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